Aux urnes, citoyens !

Aujourd’hui lundi 14 octobre 2013, notre pays s’enfonce inexorablement dans l’état de panique des passagers d’un bateau qui prend l’eau de partout et dont les capitaines et leur équipage ont perdu le cap depuis trop longtemps. D’ici 160 jours se présente l’échéance fondamentale du lien entre le peuple et ses représentants : les élections municipales. Un Français sur deux ne se reconnait pas dans le clivage gauche-droite qui n’a plus aucun sens face au constat du désastre qu’il a produit et huit Français sur dix ne se reconnaissent pas dans un parti existant. D’où une abstention qui dépasse trop souvent et de plus en plus les 50%, auxquels il faut ajouter les non-inscrits qui pourraient représenter plus de 10% des 46 millions d’inscrits. Chacun, plus que jamais, tire la couverture à lui par corporatisme, vénalité, ignorance, peur, réflexe conditionné mais surtout par électoralisme primaire. Trop de candidats nous disent : « votez pour l’alternance et nous construirons ensemble ». Parce qu’aucun n’ose affronter la réalité que pourtant nous vivons tous au quotidien. L’élu suit l’électorat au lieu de le conduire. Nous avons d’abord besoin de l’exposé d’une vision claire d’objectifs à atteindre en assumant l’énoncé des sacrifices naturels à faire pour y tendre assurément. Le bon sens est toujours indiscutable. Ceux qui s’y aventureront obtiendront un succès électoral spectaculaire. Que faut-il comme événement national pour « remettre les pendules à l’heure ? » Il est donc urgent de rappeler aux non-inscrits comme aux abstentionnistes que, même si l’offre électorale ne leur convient pas toujours, si ce n’est leurs programmes au moins la qualité des personnes qui les portent, ne pas donner son avis c’est donner deux bulletins de vote à ceux qui les en ont écœurés. Aussi, quel que soit le résultat de l’élection, ils n’auront surtout pas le droit de s’en plaindre d’autant plus que, de fait, ils en seront les complices. Notre pays, donc nos communes, ont besoin d’une nouvelle génération de candidats qui veulent « construire comme si nous étions éternels », c’est-à-dire en considérant que pour toute décision il nous faudra rendre des comptes et assumer dans 50, 100 ou 200 ans ! Et non, comme depuis trop longtemps, s’enfermer exclusivement dans un calcul d’échéances électorales. Et « vivre chaque jour comme le dernier », c’est-à-dire faire de son mieux avec chacun à chaque instant présent. La commune est le lieu fondamental de notre système démocratique : le destin de la commune est associé aux compétences et aux qualités de ceux qui sont élus pour la durée du mandat. Un trottoir n’est pas plus de droite que de gauche, il est juste propre ou sale. Pas plus qu’une idée n’est de gauche que de droite, elle est simplement bonne ou mauvaise ! Tout comme les écologistes ne sont pas les propriétaires exclusifs de la nature, car ni l’herbe ni l’air ne sont plus à gauche qu’à droite.

Alors, le 23 mars 2014 ; « Aux urnes citoyens, pour choisir notre destin ! »

Jean-François Harel

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