Voeu pour une métropole solidaire, durable, polycentrique et démocratique

Présenté par le groupe les élus de la droite, du centre et non-inscrits au Conseil d’Agglomération du Val-de-Bièvre du 9 décembre 2013

 

Le projet de loi sur la métropole du Grand Paris remet en cause les fondements de la démocratie communale et de l’organisation de notre république en éloignant des citoyens les lieux de décision.

 

Ce projet nous ramène 50 ans en arrière quand le département de la Seine existait. Si ce projet de loi est adopté, toutes les communes des départements du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine, ainsi que leurs intercommunalités, seront entièrement dessaisies de toutes leurs compétences stratégiques en matière d’habitat, de logement, d’aménagement et d’environnement, au profit d’un établissement public « la Métropole du Grand Paris ». À terme, les maires seront relégués au rang de simples exécutants de décisions prises bien trop loin des enjeux et problématiques locales et citoyennes.

 

Nous réaffirmons que les communes sont le terreau de la démocratie française. Porter un coup fatal à leur autonomie, en particulier financière, n'est pas seulement un déni de démocratie. C'est s'engager dans une voie qui, loin de réduire les inégalités territoriales, risque de les favoriser.

 

Comment imaginer que des projets conduits par une structure technocratique, dont on peut douter de la faisabilité administrative et politique, qui sera éloignée des citoyens et de leurs besoins, puissent répondre aux enjeux de territoires très divers ?

 

Les acquis de la coopération intercommunale, comme notre Communauté d’Agglomération du Val de Bièvre et Paris-Métropole où chacun compte pour un, ne doivent pas être sacrifiés. Ils sont des atouts pour répondre aux défis de la métropole parisienne : crise grave du logement, solidarité entre

les territoires, emplois, solutions écologiques au dérèglement climatique ...

 

Nous appelons de nos voeux la construction d’un projet politique métropolitain de justice sociale où prévaudrait la solidarité entre les territoires ; un projet de développement de l'habitat et de l'emploi qui s'engagerait dans la voie de la réparation des méfaits sur l'environnement ; un projet mettant en

avant une démocratie de proximité inventive.

 

En l’état, le projet de loi ne respecte ni les habitants, ni les communes, ni les dynamiques qui se sont opérées au sein de la métropole et qui pourraient servir de point d’appui pour la construction d’une métropole solidaire, durable, polycentrique et démocratique.

 

Nous joignons nos voix à celles de nombreux élus d’Ile-de-France pour exiger du gouvernement qu’il ouvre un débat démocratique et approfondi sur ces questions qui touchent à l’organisation de la vie quotidienne de plus de 6 millions de nos concitoyens.

 

Jean-François Harel

Président du groupe des élus de droite, du centre et non-inscrits

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